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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 15:53

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HF THIEFAINE
STRATÉGIE DE L'INESPOIR



01 .  EN REMONTANT LE FLEUVE

02 . ANGÉLUS

03 . FENËTRE SUR DÉSERT

04 . STRATÉGIE DE L'INESPOIR

05 . KARAGANDA (CAMP 99)

06 . MYTILÈNE ISLAND

07 . RÉSILIENCE ZÉRO

08 . LUBIES SENTIMENTALES

09 . AMOUR DÉSAFFECTÉ

10 . MÉDIOCRATIE. . .

11 . RETOUR À CÉLINGRAD

12 . TOBOGGAN

BONUS : PÈRE & FILS


X V I I


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   SUBSTANTIALITÉ



    ART IV : MUSIQUE

   GENRE : ROCK POÉTIQUE FRANÇAIS

       OBJET : XVIIe ALBUM

          TITRE :  STRATÉGIE DE L'INESPOIR

ARTISTE – Auteur/Compositeur/Interprète : HF THIEFAINE

COMPOSITION : 12 titres + 1 Bonus

   LABEL : SONY MUSIC

    STUDIO GARAGE 

      (mixage et prises de sons guitares, claviers, cordes et voix)

     STUDIO FERBER
     (prises de sons batteries, basses, claviers et guitares)
       Assistants : Guillaume Dujardin

     STUDIO CABARET SAINTE LILITH
     pré-production et prises de sons guitares, voix

       RÉALISATION,  ENREGISTREMENT,  MIXAGE :
       Lucas Thiéfaine & Dominique Ledudal


         ARRANGEMENTS : LUCAS THIEFAINE
          Arrangements pour mytilène Island : Vincent Ségal
 

 

   DIRECTION ARTISTIQUE : Philippe Gandilhon & Philippe Russo
 

 

   CHARGÉ DE PRODUCTION : Sébastien Stéfani
   
   PHOTOS & ARTWORK : Yann Orhan

 

 

 

      ÉPIGRAPHE :
               

  « Le fou a chanté XVII fois, les yeux croisés sur son perchoir, une vérité au bout des doigts, une lampe entre les mâchoires... »
HFT Le chant du fou (1969)

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        A l'heure de la mort de l'industrie du disque, du téléchargement, du prêt des  médiathèques, de la gravure et de la numérisation, les rares albums rejoignant ma     discothèque répondent à des critères de sélection plutôt pointus. 

        D'abord il s'agira d'un artiste que je suis et dont les textes méritent une trace écrite, ensuite ce devra-t-être un bel objet et enfin il faudra que j'ai l'envie de l'écouter en boucle.
       
        Ainsi ces dernières années, les privilégiés ont été : Brigitte Fontaine et son « J'ai l'honneur d'être » en collaboration avec Areski Belkacem et Enki Bilal, Tom Waits  « Bad as me », Alain Souchon « La Vie Théodore », Thiéfaine « Suppléments de mensonge » et son dernier opus « Stratégie de l'inespoir ».
       
        Thiéfaine c'est avant tout une esthétique, punkie d'abord, elle évolue vers une imagerie mélancolico-rock. Cet album, qui suit une consécration aux Victoires de la     Musique après une carrière underground de plus de 30 ans, témoigne du passage de l'artiste  de l'ombre à la lumière.

        Loin d'être racoleur, la première écoute de ce disque laisse un brin dubitatif. Ça manque de rock, de punk... les univers y sont plus nostalgiques qu'électriques. Mais en     bonne connaisseuse de l'artiste je savais que je ne devais pas rester sur cette première impression, mais écouter, ré-écouter, comprendre la prose toujours secrète de Thiéfaine, m'acclimater à sa nouvelle voix et permettre que l'artiste puisse évoluer, mûrir, vieillir comme tout à chacun.
        Passé par pas mal d'excès, le gars a trouvé depuis quelques années, santé et relative sérénité. Pourtant toujours rebelle, Thiéfaine n'a rien perdu de son regard d'enfant sauvage du XXe siècle et il nous offre encore son cri adolescent mêlé d'une poésie qui n'appartient     qu'à lui.

        Pétri de culture, le chanteur poète nourri sa musique de références et de clins d’œil. Empruntés à tous les arts depuis l'Antiquité, voir à la préhistoire « on sort d'un     vieux logiciel made in Néanderthal-City »
        
        Ses mentors, chansonniers et poètes, Léo Férré, Rimbaud, Dylan ou Céline transparaissent dans son « écriture » et transpirent de ses pores. Ainsi, le cultureux     remarquera, outre l'épigraphe de Paul Celan, le clin d’œil au Bateau ivre de Rimbaud dans le premier titre où contrairement au poète qui descendait des fleuves impassible,Thiéfaine remonte le fleuve au-delà des rapides. L'averti entendra plus clairement la dédicace plus     franche à Céline dans le titre Retour à Célingrad, Mytilène Island ne sera pas étrangère au féru d'histoire, le curieux se renseignera sur Karaganda...


   

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    Dix des douze des titres portent en épigraphe les paroles  d'illustres poètes :                                                                   

    - Paul Celan, poète et traducteur roumain de langue allemande naturalisé français
🎶  EN REMONTANT LE FLEUVE
    « ...ein Weisensteinchen, flussaufwärts, die Zeichen zuschanden-gedeutet... »
    « ...infime caillou philosophal, en remontant le fleuve, les signes interprétés à mort à néant... »

    - Charles Trenet, chansonnier français surnommé « le fou chantant »
    🎶 FENÊTRE SUR DÉSERT
« Bonheur fané, cheveux au vent, baisers volés, rêves mouvants »

    - Pétrarque, érudit, poète et humaniste italien renaissant
🎶 STRATÉGIE DE L'INESPOIR
« chi puo dir com'egli arde, è in picciol fuoco »
« Celui qui peut dire comment il brûle, ne brûle que d'un feu médiocre »

- Jean-Paul Sartre, écrivain et philosophe existentialiste français
🎶 KARAGANDA (CAMP 99)
« Tout anti-communiste est un chien »

- Léon-Paul Fargue, poète et écrivain français
🎶 RÉSILIENCE ZÉRO
« J'ai été l'enfant qui tombe, et qui se fait très mal, et qu'on relève avec une gifle »

- Marcel Proust, romancier du début XXe
🎶 LUBIES SENTIMENTALES
« L'amour devient immense, nous ne songeons pas combien la femme réelle y tient peu de place »

- Lucrèce, poète et philosophe latin du 1er siècle av. J-C
🎶 MÉDIOCRATIE...
« Ogenus infelix humanum... »
« O race infortunée des hommes... »

- Louis-Ferdinand Céline, médecin et écrivain français nihiliste taxé d'antisémitisme
🎶 RETOUR À CÉLINGRAD
« Alors je vous prie ! Ma Statue ! Mon Square ! Mes Esplanades ! ma Ville ! Célingrad ! Célingrad au fait ! »

- Federico Garcia Lorca, poète et dramaturge espagnol, également peintre, pianiste et compositeur
TOBOGGAN
« …porque yo no soy un hombre,  ni un poeta,  ni un hoja,  pero si un pulso herido que sonda las cosas del otro lado... »
« ... parce que je suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais une pulsation blessée qui sonde les choses de l'autre côté... »

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        L'album que je tiens en main est un cartonnage à la Bradel qui se feuillette comme un livre,  le disque y est glissé en dernière page dans une pochette de papier noir.

        C'est Yann Orhan, photographe et graphiste qui design l'album. De son travail, très personnel, se dégage en clair-obscur, l'âme de ceux qu'il photographie. Ses shoots de M, Brigitte Fontaine ou Alina Orlova donnent à imaginer l'atmosphère et la couleur musicale de l'artiste. Ses visuels sous-tendent une patte, une personnalité, un univers artistique. Professionnel de l'industrie du     disque, il s’imprègne au préalable de son sujet et en les sublimant, participe à une communication efficace qui croise les arts.    

       
        C'est également lui qui avait œuvré à Supplément de mensonge où l'on pouvait voir Thiéfaine torse nu, de     face comme défiant l’œil du photographe, il apparaît aujourd'hui les yeux bandés de dentelle noire et sans titre apparent.
        Les deux albums noirs et blancs se suivent et se répondent, d'autant que c'est durant la tournée de Suppléments de mensonge qu'il a écrit les textes de Stratégie de l'inespoir.

        Six photographies rythment les textes sur pages blanches. La première, en regard de la tracklist et en clair-obscur, dévoile l'artiste portant lunettes noires, tête penchée, face à une fenêtre que l'on ne distingue pas. Puis un plan américain fait ressortir l'artiste à mi-cuisse dans un couloir au papier peint vieilli et déchiré. Au cœur de l'album et sur une double page, une     photographie met l'artiste en abyme grâce à un miroir dans une chambre qui paraît désaffectée.  En regard de la chanson Médiocratie, un gros plan comme pour imager l'amertume de l'artiste face à la  déshumanisation que dénonce le texte. Enfin, une dentelle végétale encadre un     double portrait celui des Thiéfaine, père et fils. Puis, au dos de l'album, la dentelle prend le dessus... Annonce d'une succession déjà ébauchée ?

        L'univers graphique de l'album fait songer à un manoir isolé en profonde campagne laissé à l'abandon depuis des lustres où erre un homme seul. Là, dans le calme et la désuétude l'artiste peut écrire, enregistrer... A la manière de Gus Van Sant dans son film Last Days, qui met en scène Mickael Pitt dans le rôle de Kurt Cobain, imaginant les derniers jours du musicien dans une     demeure perdue, Yann Orhan place Thiéfaine dans la froideur du temps qui passe.
        On se surprend même à penser que peut-être, il passe la main, et ouvre la voie à son fils déjà très présent     musicalement sur l'album.
        Le douzième titre, le bonus, laisse également présager cela. C'est un hommage à son fils, une     déclaration d'amour filiale, qui, à mon sens, n'avait pas sa place ici tant elle est lisse et  mièvre, sans harmonie aucune avec le reste de l'album.
 
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        Empruntés à la mythologie, à la littérature ou à l'ésotérisme, le très poétique et parfois hermétique lexique de Thiéfaine, transporte l’aficionado dans un univers rimbaldien électrisé, sur un asphalte suintant la mélancolie...

        Fidèle à sa prose singulière, il livre un album résolument rock, mâtiné d'épicuriennes et délicates variations.  C'est dans son chant et la musique qui l'accompagne que la métamorphose a opéré. Cet album, plus sage, signe un passage, comme un quasi-endormissement, comme un pas  vers une sagesse acérée... Est-ce le résultat d'une reconnaissance par un public plus large ? Répond-il à une commande plus consensuelle ?

        Pourtant jouant d'alexandrins et de néologismes, (médiocratie médiacrité, inespoir...) sa     « musi-mélancolie » est toujours aussi savoureuse. C'est juste que l'écoute de Stratégie de l'inespoir demande une écoute plus attentive, plus solitaire, plus réflexive.

        Après avoir remonté le fleuve, dans son Angélus, l'ancien séminariste qu'a été Thiéfaine assassine Dieu : «  je te salue seigneur (…) je suis ton déicide ». 
        Puis, il se libère d'un amour non-exclusif  dans Fenêtre sur désert, et déclare une flamme lucide et sans concession dans Stratégie de l'inespoir. On part au Kazakhstan, à Karaganda, symbole de souffrance et de désillusion pour bon nombre de pilotes anti-fascistes espagnols incarcérés sous Staline. « c'est l'histoire assassine qui rougit sous nos pas / c'est la voix de Staline     c'est le rire de Béria ... ».
        Le voyage s'adoucit à Mytilène Island,  cité de Lesbos,  judicieux jeu de mot qui s'inscrit comme une ode à l'homosexualité féminine habillée de notes par la sensitive et sensorielle Jeanne Cherhal.
        Puis vient Résilience zéro, texte nostalgique qui fait figure d'un J'accuse aux briseurs d'enfance. A la suite et en regard, deux chansons d'amour contraires, que suit Médiocratie, véritable coup de gueule contre la superficialité de notre société : « ça manque un peu     d'humanité ».
        Vient le Retour à Célingrad, écrit à l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Céline, dont on ne sait trop s'il s'agit d'un éloge ou d'une diatribe, à l'égal de l'auteur à la fois génial, collaborateur et antisémite... Enfin le toboggan figure la glissade sensationnelle vers l'inconnu ou le chaos, et le chanteur expérimenté se demande « maint'nant devrais-je avoir peur & et fuir devant le     toboggan ? »

        Cet album apparaît comme une confession, un exutoire ou un testament. A la fois nostalgique, accusateur et libérateur, Thiéfaine fait le ménage. On sent une réelle évolution chez l'artiste qui gagne en maturité mais doit à tout prix se préserver de tomber dans la facilité de la variété. La musique qui enrobe ses textes est en effet moins percutante et plus « variet »... Sans doute a-t-il voulu ouvrir la voie à son fils qui calque sa musique sur un genre qui n'est pas le sien.

        Pour finir, je dirai qu'un peu déçue par la couleur de ce disque, je demeure néanmoins impatiente de retrouver Thiéfaine sur scène dès l'automne prochain.


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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 08:35

 

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Biométrie


    Objet: Concert
    Artistes: EZ3kiel, groupe Tourangeau formé en 1993
    Membres : Johann Guillon : guitare,     programmation,      claviers,ebow.
    Stéphane Babiud : batterie, vibraphone,     percussions, claviers,voix.
    Sylvain Joubert : basse, guitare, claviers.
    Yann Nguema : visuel, technologie, machines.
    Genre musical: Trip Hop – électro -      électroacoustique
    Première partie: VIDEOTAPE
    Où? Le Bolegason - Castres
    Label: Jarring Effects, maison musicale    indépendante, spécialisée dans les musiques indie et     anticonformistes
    Régie de tournée : D8K
    Album : LUX,dans les bacs le 10/11
      @ : http://www.ez3kiel.com/
    

UN SOIR AU BOLEGASON

    Après quelques coups de coups fil aux radios locales : Radio Mon Païs, R'd'Autan... La radio Castraise Radiom m'offrait deux billets pour le concert d'EZ3kiel à la scène de musique actuelle Le Bolegason à Castres.

    EZ3kiel c'est un groupe que je connais depuis plusieurs années déjà. Je sais que je ne vais pas danser ce vendredi 7 novembre mais me balancer indolemment, peut-être même serai-je propulsée dans mon propre imaginaire bercée par l'étrangeté du monde EZ3kiellin, sans doute j'en prendrai plein les yeux.
    Quelqu'un m'a dit cette semaine avoir été fascinée par leur scénographie « Il y avait un cube de lumière au centre de la scène, des vidéos y étaient projetées, c'était sublime »
    Je m'attend alors à vivre une émotion bleuté presque glacée pareille à l'affiche qui m'a déjà troublée.

    Nous manquons l'entrée en scène de VidéoTape, jeune pousse tarnaise, en résidence au Bolegason, qui génère une musique électro planante, incarnation d'une transe mouvante et mélancolique. Un trio au chant aérien et au style minimaliste très bien choisi pour introduire les explorateurs électroniques que sont EZ3kiel. Belle découverte _à suivre !

    Entrent EZ3kiel et leur lumière, leur univers mélancolique et leur musique tantôt rock tantôt planante.
     Plongée dans le noir, la salle comble attend, puis vient un triptyque de lumière rouge, faisceau pourpre sur le trio qui semblable à l'outre à vent gonfle et se dégonfle, viennent des lignes bleues _stroboscopiques, une énorme boule à facettes diffuse des lignes violettes, évanescentes... C'est du grand spectacle !
    Inclassable, performance  éclectique, robotique, électronique, voir EZ3kiel c'est vivre une expérience sensorielle, c'est remplir ses pores d'une musique lancinante teintée de sons cristallins et les revêtir de visuels colorés et oniriques.
    La musique toute en harmonie est scandée d'effets luminescents qui vous catapultent  dans votre imaginaire pour un voyage chimérique.
   


   
    RENCONTRE VISUELLE DU

TROISIÈME TYPE

    D'abord il y eut cette déclinaison d'affiches placardée sur à peu près tous les panneaux d'affichage de la région : une silhouette cristalline, bleue irradiant d'une lumière blanche presque étincelante, une figure androgyne d'où volettent des insectes comme pour scénariser l'image et un titre : EZ3kiel LUX Tour .
    « Lux... ? » Aussitôt c'est aux châtiments de Victor Hugo que je pensai : « Temps futurs ! vision sublime ! » (...) « Radieux avenir ! essor universel ! Épanouissement de l’homme sous le ciel ! ». Puis c'est à la couleur des musiques boréales que je songeai : Eivør Pálsdóttir, Fever Ray, Agnès obel ou encore au festival Caennais de musique électroniques Nordik... Tout laissait présager un concert d'une esthétique nordique chiadée.
    La contemporanéité électronique et l'harmonie bleuté des pays nordiques se fondent dans une unité graphique extrêmement attractive. Yann Nguema, graphiste et mécanicien poétique du groupe EZ3kiel confère au groupe une esthétique à mi-chemin entre plastique marine et céleste comme si depuis son propre monde aléatoirement englouti ou flottant la musique « EZ3klielline » diffusait son étrange lumière sur la Terre.
    Les visuels réalisés pour l'album LUX s'articulent autour d'une galerie de portraits à la fois organiques et synthétiques et par une suite de paysages fracturés finalisant le cadre bucolique des jardins imaginaires ébauché avec l'album Exebecce en 2012. Selon Nguema « Le propos de départ était d'associer dans le cadre bucolique des êtres fantomatiques à des animaux dans une chorégraphie surréaliste, poétique et parfois teintée de cruauté. ».Pour le projet LUX, de nouvelles lignes directrices sont venues compléter les tableaux. Les personnages sont devenus luminescents, un tantinet tribaux et surtout androgyne. L'énergie masculine et féminine fondue en un même corps répond à cette musique hermaphrodite et décomposée d'où s'évadent des corps étrangers:insectes & flèches



 
    Puis viennent les lasers stroboscopiques de la scénographie très spécifique qui accompagne la formation.
    Derrière le trio (Yann Nguema est en régie), 48 projecteurs rotatifs plaqués de blancs sur leur face arrière :  les Magicpanel, tant resserrés les uns sur les autres qu'ils donnent une impression d'écran, le « Magic-screen ».
    Ce procédé biface permet une exploitation double générant en temps réel des associations de vidéos et de mouvements inédits impossibles à réaliser avec une console lumière. Lorsque les projecteurs sont totalement retournés, le « Magic-Screen » se transforme en écran classique et associé à un vidéoprojecteur, il permet la combinaison : projections, lumières, lasers et robotiques pour un enveloppement optimal dans le prisme poétique et technologique de l'univers EZ3kiellin.
    Au delà de leur intérêt purement visuel, ces effets luminescents font figure d'habillage graphique et confère une matière tantôt éthérée tantôt radieuse aux musiciens. Ainsi des leds tournoient autour des accords du guitariste, des spots viennent caresser la silhouette du bassiste et les coups épileptiques du batteur sont « stroboscopés » pour un rendu des plus envoûtant.
    l'étrange poésie qui caractérise l’univers du groupe est sublimée par la fonte des abstractions algorithmiques et de la musique lyrique.
Une véritable symbiose entre image et musique !

 

« on a envie de mettre autant de beauté, de technique et d’investissement dans les images qui accompagnent le travail du groupe que dans les morceaux. Cela se fait avec la même énergie. »
Yann Nguema




LA MUSIQUE D'EZ3kiel :

UNE ERUPTION LYRIQUE

    EZ3kiel c'est avant tout de la musique instrumentale expérimentale, qui empreinte différentes voix, de l’électro au post-rock, en passant par des morceaux plus classiques, c'est une musique avec une couleur à la fois mélancolique et poétique.
    En esthètes avisés, EZ3kiel crée des mélodies pouvant s'harmoniser avec des images et un visuel auto-construit par l'imaginaire des auditeurs.
    La musique d'EZ3kiel est si novatrice qu'elle est inclassable. On ne sait d'ailleurs si la forme « concert » convient réellement au spectacle qui nous est donné tant les visuels y sont importants.
    La maîtrise technique du trio et sa volonté de maximiser les effets avec pédales, claviers, guitares, basse, batterie font oublier la technicité de la performance et permettent une fuite lyrique, un envol libre du public.
    Le groupe a beaucoup évolué depuis leur électro-dub tricolore vivace aux côtés de High Tone et Zenzile. Ils évoluent désormais vers un son post-rock qui lorgne vers Mogwai, Explosions in the Sky ou bien les japonais de Mono.
    Les rythmes déstructurés, le côté noisy et l'ambiance lourde de Lux dévoile la maestria du groupe. Le morceau Anonymous, porté par la voix très féminine de Pierre Mottron, s'inscrit dans la dimension trip-hop avec ce qu'il faut de basse et de breaks pour apporter un peu d'aspérités. En bref leur musique sans cesse renouvelée raisonne encore avec justesse à nos oreilles.

UN PUBLIC HÉTÉROCLITE

QU'IL EST BON DE RENCONTRER

      D'âge et de style différent,le public du Bolegason est conquis. Depuis le carré fumeur les critiques fusent, certains émerveillés regrettent que ce soit terminé et ne tarissent pas d'éloges tandis que d'autres, peu nombreux, l'air plus connaisseur, un peu snob même, peinent à articuler leur déception. Mais globalement c'est un succès.
    On remarque beaucoup de danseurs contemporains gesticulant leur chorégraphie, des quarantenaires dodelinant de la tête, des plus jeunes, les fans... En somme un public bigarré.
    Alors que je flâne autour des disques, affiches et autres produits dérivés, je papote sans d'abord m'en rendre compte avec Johann Guillon le guitariste, Il m'offre une affiche. L'ensemble du groupe se ballade ainsi dans le hall et discute avec qui le veut bien. Cette proximité, _rare, confère aux EZ3kiel une sympathique simplicité et une certaine curiosité qui m'a ravie. Ni pédants, ni stars alors qu'expérimentés et remplissant des salles de concert, ils ont su ne pas tomber dans les affres du succès et demeurent gourmands de rencontre et d'échange.

 


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:38
                                  Agnes Obel

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 « La musique orchestrale ou symphonique ne m'a jamais spécialement intéressée. J'ai toujours été attirée par les mélodies toutes simples, presque enfantines. (…) J'ai d'ailleurs mis longtemps avant d'écrire des textes, les airs que j'aime me semblent déjà raconter une histoire, projeter des images »

 

 

 

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la jolie danoise, Agnes Obel, nous enchante par son timbre et son piano qui la berce depuis toujours... Sa voix est pure et son univers délicieusement mélancolique ...

Enfin, si vous la découvrez allez lire sa biographie sur Wikipédia ou bien sur son site : http://www.agnesobel.com/ 

 

 

 

 

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.

 

Discographie :

 

imagesCAG57XCV.jpg2010: Philharmonics

 

 

 

 

    

images-copie-1.jpg2010: Riverside

 

 

 

 

 

 

 

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Eivør pálsdóttir

 

  BOUM BOUM BOUM mon coeur fait BouM ... BouM ... BOUM ! ! ! 
 
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  écoutez, écoutez ... cette musique est celle des Dieux, des fées, de Eivor ...

  

Trøllabundin eri eg eri eg
Galdramaður festi meg festi meg
Trøllabundin djúpt í míni sál í míni sál
Í hjartanum logar brennandi bál brennandi bál

Trøllabundin eri eg eri eg
Galdramaður festi meg festi meg
Trøllabundin inn í hjartarót í hjartarót
Eyga mítt festist har ið galdramaður stóð


NB : La langue de cette chanson est le Féroïen, des Iles Féroé, entre
l'Ecosse et l'Islande, la langue maternelle d'Eivor
     
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Dicographie :  
     
 2004 - Yggdrasil - Live in Rudolfstadt
 2000 - Eivor Paldottir
 2003 - Krakan
 2004 - Eivor
 2005 - Trollabundin
 2007 - Mannabarn / Human child
 2009 - Eivör live 
 2010 - Larva
 
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...

Filmographie :
  
- Gargandi snilld / Screaming masterpiece, avec Eivør et Björk (entre autres). Documentaire d'Ari Alexander Ergis Magnússon sur la scène musicale islandaise (Ergis Filmproduction et Zik Zak Films / Palomar Pictures 2005)
  
- The Tübingen Concert en 2005, concert enregistré le 1er avril 2005 dans le cadre du programme "Kunst und Kultur am Klinikum" à l'Hôpital Universitaire de Tübingen (Allemagne), double DVD
 
 
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  KARIN ELISABETH DREIJER ANDERSSON / FEVER RAY


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Mais qui est cette drôle de Dame au masque ? 
 
KARIN ELISABETH DREIJER ANDERSSON est une ténébreuse blonde suédoise, née sous le signe du bélier.
Génialement inspirée, sa musique aux effluves fantastiques, joue d'arrangements electro et d'un soupçon de world dans une cour gothique où dansent des indiens en transe.
Elle débute en 1994, comme chanteuse et guitariste du groupe de rock alternatif Honey is cool. Nombre d'artistes décèlent le phénomène et l'invite à préter son étrange timbre pour leur morceaux. DEUS la choisiront pour leur titre "Slow" de l'album Vintage point puis les Roysopp pour leurs Opus Junior et Tricky, Tricky.
Elle et son frérot, Olof Dreijer créent le groupe "the Knife", ils tâchent, alors  de réinventer l'Atmosphère en arborant le masque du Dottore Peste, médecin du XVIème siècle qui ainsi se parait pour se prémunir de la maladie. La Bjork macabre poursuivra sa métamorphose, esthétisant à l'excés son univers funèbre et falsifiant sa voix gracile et perçante pour lui conférer l'assymétrie parfaite.
 The Knife se sépare le temps d'une pause et Karin en profitera pour sortir son premier album solo en 2009 : FEVER RAY , une merveille ...

 

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http://feverray.com/

 

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"La musique doit vraiment parler d’elle-même. On veut raconter des histoires avec des personnages, pour créer l’illusion d’autre chose. C’est très important pour nous de mettre en avant ce qu’on fait, et pas qui on est."
karin Andersson

 

 

  

 
Evanouissez vous !!! Pâmez vous !!!  à guetter cette musique belle comme un chemin d'argent ... 
http://www.myspace.com/feverray
 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 09:06

 

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l'Illinois a donné naissance, en 1973, à un artiste génial et inclassable : Andrew Bird.

Violoniste de formation son instrument n'est qu'un prolongement de lui même, sa voix est digne d'un angelot à la Buckley ou Rufus Wainwright, et son univers délicieusement décalé est un enchantement. C'est aussi un siffleur formidable qui sait conférer à sa musique un caractère léger et unique. Il accompagne son joli timbre de son violon, d'un glokenspiel ( instrument à percussion ressemblant au xylophone) de trémolos sifflés et utilise le oversampling lors de ses concert afin de jouer par dessus ses propre boucles offrant ainsi du grand spectacle.

 

Il fait ses débuts avec  un groupe du nom de "Squirrrel Nut Zippers" mais c'est avec les "Bowl of Fire" qu'il assoira définitivement son style et connaîtra le succès. mêlant jazz manouche, folk épurée, pop déjantée ou même rock, il ballade l'auditeur d'un monde à l'autre avec un fluide gracieux. 

 

DiScOgrAphIe :

 

Avec bowl of fire :

 

Bowl-of-Fire-Thrills.jpgThrills (1998)

OhTheGrandeur.jpgOh the Grandeur (1999)

00602517950504.jpgthe swimming hour (2001)

 

En solo :

 

2491256-andrew-bird-music-of-hair.jpgMusic of hair (1997)

498533.jpgFingerlings (2002)

26909241.jpgThe balad of the red shoes (2002)

imagesCATWFU88.jpgWeather systems (2003)

41BZGGMW47L__AA240_.jpgSovay (2004)

album-andrew-bird-the-mysterious-production-of-eggs.jpgThe mysterious production of eggs (2005)

678278.jpgFingerlings 3 (2006)

apocrypha.jpgArmchair Apocrypha (2007)

noblebeast_deluxe_cover1.jpgNoble beast (2009)

  

 

 I a collaboré avec Emily Loizeau sur son titre "London Town"

 

imagesCAH4VXDE-copie-1.jpg
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:02

 

 

  Descendre dans la soufflerie
Où se terre le mystère inquiet
Des ondes & de l'asymétrie
Des paramètres aux coeur violet
Je vois des voiles d'aluminium
Au fond de mon regard distrait
Des odeurs de mercurochrome
Sur le registre des mes plaies

Le vent glacé sur mon sourire
Laisse une traînée de buée
Quand je regarde l'avenir
Au fond de mes yeux nécrosés
Le vide à des lueurs d'espoir
Qui laisse une ombre inachevée
Sur les pages moisies de l'histoire
Où je traîne ma frise argentée

Mais mon regard s'efface
Je suis l'étranger dans la glace
Mais ma mémoire s'efface

La brume adoucit les contours
Des ratures sur mes triolets
La valse des nuits & des jours
Se perd dans un murmure discret
Les matins bleus de ma jeunesse
S'irisent en flou multicolore
Sur les molécules en détresse
Dans le gris des laboratoires

Mais mon regard s'efface
Je suis l'étranger dans la glace
Mais ma mémoire s'efface

   

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 17:04
 
Walls de Apparat, un p'tit bijou electro mélanco qui vous donnera un frisson progressif.
 
apparat-walls.jpg
 "Voici la preuve vivante que les allemands ne sont pas les maîtres sur Terre uniquement en matière de minimale. L’électronica organique de « Walls » est là pour rentrer les mauvaises langues dans leur bouche.

En 1997, Sascha Ring s’installe à Berlin, véritable marmite électronique, et fonde deux ans plus tard le label désormais incontournable Shitkatapult. Le nom « Apparat » court alors sur toutes les lèvres, et chacun de ses maxis est un mini-évènement. L’année dernière sort le mélange tant attendu « Orchestra of bubbles » avec son amie Ellen Allien, joli succès qui réconcilie la pop et la minimale et qui annonce en quelque sorte une certaine maturité chez ce producteur et une volonté de se démarquer.

Le disque ne souffre d’aucun écart fatal et a tout l’air d’un tableau coloré, à l’image du visuel de la pochette où s’entrelacent des formes abstraites et bariolées. Apparat prête sa voix, au passage très émouvante, sur trois titres dotés de sublimes instrumentaux empruntés au trip hop et aux ambiances minimales. Les arrangements de cordes se mélangent aux voix des invités, notamment celle du confirmé Raz Ohara, pour sculpter un tout riche et désarmant qui révèle sa vraie beauté intérieure au fil des écoutes.

Entre pop futuriste et electronica, impossible de passer à côté de cet album qui restera dans le haut du tableau pour 2007, quelque soient les prochaines sorties…"

Publié dans Chronique
 
 
Dirty bomb de Filastine une perle electro-world-beat hétéroclite à la note voyageuse ...
" On ne va pas refaire un Laïus sur Filastine, musicien atypico-alter-mondialisto-activiste. Perturbateur de G8, concert politique dans les rues de Tokyo, chef d'orchestre pour percussionnistes dans la plupart des pays d'Amérique du sud... Mr Filas a retourné autant de sound-systems que foulé de contrées avec ses petons. Mais depuis peu, et grâce à Jarring Effect, on avait pu découvrir sur disque la facette musicale du bonhomme, avec son album Burn It, sublime voyage aux quatre coins du monde. Il faut dire que le musicien avait une forte tendance à noyer toutes les réminiscences world glanées aux grés de ses voyages dans les attaques électre-hiphop-noise du plus bel effet. 
Accoucher d'un successeur à Burn It n'a point du se faire sans douleur, tant le danger de la redite (aussi bonne soit-elle) était présent. Certes, ce Dirty Bomb est toujours le reflet d'une musique qui a bourlingué sous toutes les latitudes. Mais Filastine semble aussi avoir posé durablement ses valises en Angleterre, tant le disque transpire le Hip-hop et la bonne Wobble-Bass, qui secouent les caves des Fish&Chips depuis quelques temps.

 Et c'est par un énorme Singularities que débute le disque, hachant un vieux sample de cordes sur un lit de percussions affolées et autres effets noisy, à faire pâlir tout amateur de vinyles dépecés. Tous les sons s'empilent les uns sur les autres pour former une danse qui rappellerait presque celle d'un bandonéon rachitique, drogué jusqu'à la moelle. C'est superbe, dans la lignée direct du précédent album, ça tape, ça prend le cœur, ça vous file la frousse tout en vous donnant envie de bouger comme un con.

Fitnah assurera la première incursion vocale du disque, après une longue intro opaque habitée par un semblant de theremin, grâce à Mademoiselle Jessika Skeletalia Kenney, distillant ses mélopées orientales sur des vrombissements dubstep du plus bel effet.  Un peu plus loin les excavations World de Filastine s'attaqueront au Flamenco sur The Sinking Ship, avec cette guitare en mode virtuose dynamitée par des soubresauts électro-flingués secs comme la mort.

Mais ce n'est pas qu'en jouant / torturant avec les sonorités du monde entier que Filastine s'évertue à donner un caractère universel à sa musique. Le musicien, qui ne veut pas limiter le Hip-hop à quelques invités venus des Usa, a l'excellente idée de proposer ses compostions aux flows de Mc Australien, Japonais, Anglais, Sud-américain ou Français... On tient d'ailleurs le tube du disque avec Hungry Ghosts, réunissant le Japonais EDC et l'australien Wire Mc. Aillant déjà le mérite de mettre en avant deux nations plus que sous exploitées par le Hiphop mondial, le morceau se paye une ligne de basse affolante, avec une mélodie saturée qui tuera toute nuque un tant soit peu sensible au genre. Wire se démènera sur un lit Grime âpre et explosé, avant que le morceau se transforme en bombe dancefloor avec handclaps imparables, les attaques verbales du Nippon se retrouvant ensevelies sous les coups de buttoir de Filastine. On retiendra aussi le très bon Grime / Dubstep de No Lock No Key, qui n'aurait pas fait tache sur le dernier album de The Bug. Mais c'est B'talla qui refera méchamment tressauter nos tympans, Rabah s'arrachant sur une instrue ultra saccadée et bouffée par les bugs.

C'est clairement ce coté électronique mâtiné de dubstep et autres facettes
Filastine²
vrombissantes qui se démarque par rapport à la précédente galette de notre globe-trotteur favoris. Ca gronde, ça grince, ça explose constamment, exploitant moins les sonorités ethniques pour se focaliser sur une matière première plus dure et frontale. Certains morceaux, strictement électroniques et instrumentaux, iront dans ce sens, comme le sauvage Bitrate Sneers, le dubstep lézardé de scratchs de Desordenador ou l'electro-noise sauvage de Marxa. Les réminiscences orientales sont toujours présentes, mais se retrouvent dérouillées par un rouleau compresseur, là où elles pouvaient servir auparavant de fondations.

The road

La conclusion prendra le contre-pied du paragraphe ci-dessus, en nous balançant un  morceau colossal, proche de certaines expérimentations du dernier Von Magnet, où le chant gitan de La Peria se retrouve mêlé à des paraboles expérimentales, pour un mélange à vous raidir la gueule pour dix jours. Absolument sublime, bien que bref, Como Fugitivos vous arrache le cœur pour vous le faire bouffer manu-militari avant de vous terminer à coup de pelle dans la tronche.

Sans égaler l'énorme Burn It, clairement plus inclassable que ce nouvel essai,  Dirty Bomb continue avec brio son travail de sape au combien nécessaire : Celui de considérer la terre comme un seul pays, abolissant les frontières sonores pour plonger les éléments les plus traditionnels avec les excursions les plus synthétiques, sans jamais sonner comme une compilation pour globe-trotter du dimanche. Filastine aime le monde et ses hasards, il les défend, il les sublimes et veut surtout les porter aux oreilles du plus grand nombre en les mâtinant de sa patte dérouillée et aventureuse, toujours au bord de l'explosion.

Beaucoup plus frontal et rude que son prédécesseur, Dirty Bomb se pose en parfait miroir d'un monde où le soleil, entre les immeubles, se fait de plus en plus rachitique.  Continuer à arpenter la route et en glaner ses richesses musicales, avant que tout soit recouvert de cendres. Trop rare dans nos oreilles, donc essentiel.

Filastine revient avec un album plus âpre, plus frontal, qui concasse toujours sauvagement les richesses d'un monde en déliquescence. "

Publié dans Krinein magazine 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:03

 




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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:22
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 17:50

xavierlogo.jpg

 

 

 

imagesCA2F39DR.jpgVoici un petit bijou déniché sur un chemin de traverse, "Food in the belly", une perle australienne née d'un touche à tout multi-instrumantiste : Xavier Rudd qui sans conteste dégage une folle énergie positive qui transperce l'âme. C'est un peu folk, un peu rock, légèrement bluesy et surtout voyageur...Calez vos enceintes ...

 

XavierRudd.jpg

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:14

Moriarty.jpg

   

Jimmy won’t you please come home
Where the grass is green and the buffaloes roam
Come see Jimmy your uncle Jim Your auntie Jimmie and your cousin Jim
Come home Jimmy because you need a bath
And your grandpa Jimmy is still gone daft

Now there’s buffalo Jim and buffalo Jim
And Jim buffalo now didn’t you know
Jim Jim Jimmy its your last cigarette
But there’s buffalo piss and it’s all kind of wet
Jambo Jimmy you’d better hold your nose
All roads lead to roam with the buffaloes

And the Buffaloes used to say be proud of your name
The Buffaloes used to say be what you are
The Buffaloes used to say roam where you roam
The Buffaloes used to say do what you do

Well you’ve gotta have a wash but you can’t clean your name
You’re now called Jimmy you’ll be Jimmy just the same
The keys are in a bag in a chest by the door
One of Jimmy’s friends has taken the floor
Jimmy won’t you please come home
Where the grass is green and the buffaloes roam
Dear old Jimmy you’ve forgotten you’re young
But you can’t ignore the buffalo song

And the Buffaloes used to say be proud of your name
The Buffaloes used to say be what you are
The Buffaloes used to say roam where you roam
The Buffaloes used to say do what you do
If you remember you’re (unkown / a gnome / a Noam)
Buffaloland will be your home

couv_album.jpg

 

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Visage De L'invisible

  • : Biz'Art
  • : " Un journal est une longue lettre que l'auteur s'écrit à lui même, et le plus étonnant est qu'il se donne à lui-même de ses propres nouvelles." Julien Green, Journal
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Déracinés ...

imagesCAZKQ4OQ   " La lisière est belle , s'était toujours entendu dire la jeune fille par ses parents, nous avons bien de la chance  de pouvoir admirer la forêt de nos fenêtres mais, point trop n'en faut. Notre vraie vie se déroule dans les prés, les villes, et villages, les églises et écoles, tous ces lieux harmonieusement disposés et cartésiennement surveillés par les diverses instances de l'ordre social, économique, religieux, et politique."                   

Nancy Huston   femme-arbre2

  "Il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et les non-hêtre."

 Raymond Queneau

chaignon li rose

" L'harmonie fut ma mère dans la chanson des arbres et c'est parmi les fleurs que j'ai appris à aimer."

 Friedrich Hölderlin

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"C'est l'hiver, les arbres sont en bois"  

Jules Renard  

Krishnamurti

  "La beauté inclut évidemment la beauté de la forme; mais sans la beauté intérieure, la simple appréciation sensuelle de cette beauté de la forme mène à la dégradation, à la désintégration. Il n'est de beauté intérieure que lorsqu'on éprouve un amour véritable pour les gens et les choses qui peuplent la terre, cet amour s'accompagne d'un très haut degrè de considération, de prévenance et de patience."

 

kris

" Cette terre est la nôtre, elle n'appartient ni aux communistes, ni ni aux socialistes, ni aux capitalistes; elle est à vous et à moi, prête à nous offrir une vie riche, heureuse, sans conflit. Mais ce sentiment de la richesse de la vie, ce sentiment de bonheur, ce sentiment qui nous souffle : "Cette terre est à nous", ne peut être suscité par la coercition ou par la loi. Il ne peut venir que de l'intérieur, parce que nous aimons la terre et tout ce qui l'habite : voilà ce qu'est cet état de perpétuel apprentissage."

HaïKuS eStAmPéS

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Jupe virevoltante

et chignon haut placé

 

Je l'ai vu passé

rue de la Gaîté

 

belle

         belle

                  belle

à pleurer

 

Givaudan

estampe japonaise 1

Orchidée du soir

cachant dans son parfum

le blanc de sa fleur

Buson

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Ni sourire

ni larmes

dans cet hibiscus

Ransetsu

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Rampant sur le sol

de la maison déserte

un volubilis

Shiki

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Sur un tas d'ordures

un volubilis a fleuri -

tardifd'automne

Taigi

hokusai1big 

Visite au cimetière

le plus jeune enfant

porte le balai

Issa

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Descendant du champs

ruisselant sur eux

l'eau de l'automne

Buson

BULLE NEIGE 

Sous la lune voilée

les fleurs de Kaido

sommeillent

Kikaku

imagesCAYIIYKH 

Si rudement tombe

sur les oeillets

l'averse d'été

Sampû

PONT HIROSHIGE 

Averse d'été -

les moineaux du village

s'accrochent aux herbes

Buson

estampe 

Même au fond des puits

on peut voir les étoiles

Givaudan

imagesCAMGE2VO

ROUGE

DREAMSELLER by notmystyle 

Ocre rouge, rouge rubis, vermillon, cramoisi, pourpre, sang, carmin, écarlate, lie de vin ... Les nombreux mythes qui évoquent la genèse de la Terre la décrivent de couleur rouge. La science a mis en évidence que le pigment le plus répandu à la surface du globe est l'oxyde de fer qui devient rouge dès qu'il s'altère. Il est donc très probable que le premier continent fut effectivement rouge à l'aube de son Histoire...  

  plagerouge en Chine

La plage rouge de la province de Liaoning en Chine. Les algues de ce marais d'eau salée rougeoient nos mois d'été...

 

Rouge

le rouge de Zao Wou Ki

 

 

l'iris est un coeur...

" Chaque fois qu'un enfant dit : "je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt"  

James Matthew Barrie Peter Pan

 

  Fairies Looking Through A Gothic Arch, John Anster Fitzerald 


"Fées répandez partout la rosée sacrée des champs " 

William Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été 

Spirit-of-the-Night--1879

Spirit of the Night, John Atkinson Grimshaw

 

"La bonne grâce est le vrai don des fées; sans elles on ne peut rien, avec elle on peut tout."

Charles Perrault, Cendrillon  

Les_anemones_1891-copie-1.JPG

Les anémones, Maurice Denis


"Le hasard, c'est le déguisement de Dieu pour voyager incognito." 

Saint Exupery